jeudi 28 août 2014

L’Hôpital

Comme vous le savez, le 1er avril (et ce n'était pas un poisson), le service de réanimation du Centre Hospitalier général Louis Pasteur de Dole a fermé ses portes.

Depuis plusieurs mois, l'Agence régionale de la santé avait pris cette décision, sans appel.


Un projet de fusion privé-public est envisagé. Mais nous ne pouvons pas laisser le service public de la santé se vendre au privé, nous ne pouvons pas autoriser les hautes instances à fermer petit à petit les services de santé.

La santé doit être accessible à tout un chacun et de proximité. Elle se doit de répondre rapidement aux souffrances tant physiques que psychiques des citoyens d'une République.

Là où certains pays tentent de mettre en place un service public de la santé, en France, depuis quelques temps, nous tentons de le démanteler. Que ferons-nous demain sans hôpital de proximité, comment pourrons-nous accéder à des soins de proximité ? Les personnes qui seront les plus impactées seront les plus vulnérables, les personnes âgées, les femmes enceintes, les enfants....Comment les habitants pourront avoir accès aux soins sans services adaptés ?

Cette fermeture de la réanimation n'est que le prémisse de ce que sera la santé dans quelques années, la fermeture du bloc opératoire est aussi plausible. En effet, il est envisagé de le transférer dans la clinique le temps de travaux. Mais reviendra-t-il à l'hôpital ?

A quel coût, à l'avenir, pourrons-nous nous soigner ?

Nous refusons de faire d'un hôpital, une entreprise.

Chacun se doit de pouvoir vivre en sécurité dans sa ville, dans son agglomération....Fermer un hôpital c'est mettre en danger la santé de ses habitants, et nous ne pouvons pas admettre et laisser faire sans réagir.

Nous devons tous nous unir pour exprimer notre inquiétude et notre désaccord quand à la fermeture de l’Hôpital Public. Nous vous appelons à vous joindre à nous lors des diverses manifestations pour la défense de l’Hôpital sur le pays dolois.

L’Hôpital est un lieu précieux à conserver.

Phanie Bouvret-Maire


Serment d'’Hippocrate
En présence des Maîtres de cette école, de mes chers
condisciples et devant l’effigie d’Hippocrate, je promets et je
jure d’être fidèle aux lois de l’honneur et de la probité dans
l'exercice de la médecine.
Je donnerai mes soins gratuits à l’indigent, et n'exigerai
jamais un salaire au-dessus de mon travail.
Je ne permettrai pas que des considérations de religion, de
nation, de race, viennent s’interposer entre mon devoir et
mon patient.
Admis dans l'intérieur des maisons, mes yeux ne verront pas
ce qui s’y passe. Ma langue taira les secrets qui me seront
confiés, et mon état ne servira pas à corrompre les mœurs, ni
à favoriser le crime.
Respectueux et reconnaissant envers mes Maîtres, je rendrai
à leurs enfants l'instruction que j’ai reçue de leur père.
Que les hommes m'accordent leur estime si je suis fidèle à mes
promesses, que je sois couvert d'opprobre et méprisé de mes
confrères si j’y manque. 

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